jeudi 11 août , 2022
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Côte d’Ivoire: Analyse économique du discours du Président Alassane Ouattara

Ce 6 Août, le Président de la République a délivré le message rituel de la veille de la fête de l’indépendance à la Nation. Le Président semblait particulièrement en forme. Son body language transpirait et propageait l’optimisme. Et pour cause, il a annoncé des mesures fortes tant au plan politique qu’économique.

Au plan politique, il annoncé la grâce présidentielle à l’égard de l’ancien Président Laurent Gbagbo, la libération conditionnelle deux officiers supérieurs.

Ces annonces politiques seront sans doute analysées par les partis politiques et les organisations de la société civile. Pour l’heure, je voudrais surtout m’intéresser aux annonces économiques dont les principales sont.

  1. Subvention par l’Etat des prix des produits pétroliers à hauteur de 500 milliards de FCFA à ce jour et blocage des prix de certains produits de première nécessité.
  2. Perspectives économiques reluisantes avec un taux de croissance attendu de 7% en 2022 et à moyen terme.
  3. Accélération du processus de la sécurité alimentaire.
  4. Amélioration des conditions salariales des fonctionnaires et perspectives d’augmentation du SMIG.

La première mesure de subvention des prix des produits pétroliers et du blocage des prix des denrées alimentaires est effectivement ce qu’il fallait dans un contexte d’inflation importée. C’est à l’actif du gouvernement d’avoir pris cette décision.

Les deuxième et troisième annonces relèvent de la prospective. L’accent mis sur la sécurité alimentaire est salutaire. Non seulement, cela permettra de réduire l’exposition aux chocs extérieurs mais surtout permettra de créer plusieurs entreprises ivoiriennes pour plus de richesse et d’emplois pour les nationaux.

La quatrième annonce est certainement celle qui retiendra le plus l’attention de nos compatriotes car il s’agit de salaires. C’est un très bon sujet aussi pour ceux qui s’intéressent aux questions économiques, notamment les relations entre le salaire et l’inflation.

Pour certains, notamment les dirigeants des banques centrales, augmenter les salaires en période inflantionniste, c’est jeter de l’huile sur le feu. Les hausses salariales accroissent la demande qui enflamme le processus inflantionniste déjà en cours.

Pour d’autres, augmenter les salaires en situation d’inflation peut aider à réduire la hausse des prix. En effet des travailleurs plus heureux seront plus productifs et accroîtront la productivité générale de l’économie, ce qui aura pour effet de réduire les prix des biens et services produits en plus grande quantité.

Alors faut-il augmenter ou non les salaires en période d’inflation?

La réponse dépend forcément du contexte. La Côte d’Ivoire importe pour environ 40% de ses biens de consommation courante. Le pétrole brut est également importé. Or ce sont ces deux éléments qui alimentent fortement l’inflation actuelle. Il est vrai aussi que l’offre locale est faible.

Dans ces conditions, une augmentation des salaires n’aura aucun effet sur le niveau actuel de l’inflation. Elle ne sera maîtrisée que si les conditions sous-jacentes sont éliminées, notamment les tensions géopolitiques actuelles. La Côte d’Ivoire n’a aucune emprise sur ces conditions. Elle les subit comme la plupart des pays.

Par contre, une augmentation des salaires viendrait atténuer les effets d’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs sans être ce moteur redouté de la spirale inflantionniste.

Par conséquent, revaloriser les traitements des fonctionnaires et des salariés du privé dans les conditions actuelles est une décision économiquement solide.

Cela dit, les finances publiques peuvent elles absorber cette hausse ?

Le Président a estimé le coût global des mesures salariales à 227 milliards de FCFA. Si l’on compare ce chiffre aux prévisions budgétaires pour 2022 pour les traitements des fonctionnaires qui se chiffrent à 1957 milliards de FCFA, cela fait 11,5%.

La question finale est alors simple. Les finances publiques ivoiriennes peuvent elles supporter un surcroît des charges salariales de 11,5%. Seul le gouvernement peut répondre avec précision à cette question.

En conclusion, il est économiquement viable d’augmenter les salaires en cette période d’inflation importée pour éviter l’érosion du pouvoir d’achat des ménages. Le niveau de cette augmentation dépend des perspectives de croissance de l’économie. Le body language du Chef de l’État invite à l’optimisme. Il est vrai qu’avec la découverte d’un champ pétrolier aux potentiel de 2 milliards de barils de pétrole brut et 2 400 milliards de pieds cubes de gaz naturel, on peut l’être.

Guillaume liby

newsivoire.net

Côte d’Ivoire : L’Association des Journalistes et Communicateurs Engagés pour le Développement jette les bases de sa redynamisation   

La salle polyvalente de la mairie de N’douci a servi de cadre le samedi 30 juillet 2022 au séminaire d’orientation organisé par l’Association des Journalistes et Communicateurs Engagés pour le Développement (AJCED). Cette assise s’est articulée autour du thème « Quelle contribution de l’AJCED au développement de la Côte d’Ivoire ? ».

Elle a été l’occasion pour les membres de l’AJCED, de poser les problèmes réels qui minent leur structure et de dégager les perspectives de redynamisation qui leur permettront de prendre la place qui est la leur dans l’univers des médias ivoiriens et le processus de développement de la Côte d’Ivoire. Fonctionnement de l’AJCED, identification et planification des activités et politique de financement sont les thématiques qui ont émaillé les travaux de ce séminaire. « Nous sommes ici pour un recadrage et une orientation plus objectifs dans l’optique d’extirper les clichés collés aux journalistes ivoiriens, accusés de pyromanes ayant attisé le feu qui a conduit à la crise ivoirienne », confia Idrissa Bamba président de l’AJCED. Avant d’ajouter : « Nous existons pour contribuer au développement de notre pays par la promotion, la sensibilisation et l’information sur les activités relatives au processus de développement  de la Côte d’Ivoire.»

Lors de son allocution, Marcellin Golé premier magistrat de la commune de N’douci a insisté sur la place de la cohésion sociale et de la paix dans le développement.  « La commune de N’douci regorge d’une mosaïque d’ethnies et de nationalités qui vivent en paix laquelle reste notre arme pour réussir le développement », dixit le natif de Gollékro. Après ses mots de félicitations à leur endroit pour avoir choisi sa commune, le maire a invité les séminaristes à utiliser leurs plumes pour contribuer au développement de la Côte d’Ivoire.

Sebastien Y, Correspondant

newsivoire.net

Côte d’Ivoire: Les journalistes prennent leur place dans la lutte contre le tabagisme

Donnez tout les instruments aux médias afin de mieux s’impliquer dans la lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et les autres addictions qui frappent notre jeunesse.
Le Réseau des communicateurs pour la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme en milieu scolaire et universitaire (Recltasu) et des journalistes ont pris part à un atelier de renforcement des capacités en matière de lutte antitabac, les 3 et 4 août 2022 à Grand-Bassam. Cet atelier organisé Recltasu, dirigé par le journaliste Dimitri Agoutsi, en collaboration avec le Programme Nationale de lutte contre le Tabagisme, l’Alcoolisme et les Autres Addictions (PNLTA) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Implique toute les forces vive afin de contourner les manœuvres de l’industrie du tabac. C’est dans ce but que la présence du Directeur Coordonnateur du PNLTA Dr Ernest Zotoua, de Didier Bléou, Directeur Général de La 3 par ailleurs Grand Messager de la lutte anti-tabac à cet atelier était nécessaire. Le président du RECLTASU, Dimitri AGOUTSI a remercié les partenaires que sont le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle à travers le PNLTA, et l’OMS qui ont décidé d’organiser cet atelier pour renforcer les capacités des journalistes ivoiriens. Dr Zotoua, coordonateur du Programme National de Lutte le Tabagisme, l’Alcoolisme et les autres addictions a part un échange participatif instruire les journalistes sur les moyens mis dans la lutte contre ce grand mal. Au journaliste : « vous devez être des relais de la lutte anti-tabac pour amener les populations à prendre conscience des dangers du tabac » a-t-il indiqué. Plusieurs propositions ont été énoncées pour parvenir à une meilleure coordination dans la lutte contre le tabagisme en Côte d’Ivoire.
Franck N’Guessan

4 eme édition du festival des Arts et de la culture des peuples des 3 A : Le brassage pour consolider les liens

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Cérémonie de lancement de la 4e édition du festival des arts et culture de Jacqueville.
Ce dimanche dernier, s’est tenue à Jacqueville le lancement de la 4e édition du festival des arts et culture des trois A en présence des chefs de village de Jacqueville et chefs de terre de Grand Jacques et autres personnalités administratives.
Le comité d’organisation avec Mme DAGRY Marie Geneviève, commissaire général du festival, a donné le programme de cette 4ème édition avec une innovation majeure.
Il s’agit de l’assainissement de l’environnement en début de semaine du festival avec l’opération coup de balai et de nettoyage des plages du littoral et des rues de Jacqueville. Cette activité permettra de tenir propre ces différents points qui sont très fréquentés par les populations surtout pendant les week-end. En effet, Jacqueville est l’une des destinations de loisir les plus prisées du pays.
Plusieurs activités ludiques vont meubler cette 4e édition. Il s’agit du tournoi de maracana avec un grand match de gala le jour de la finale avec les anciennes gloires du football ivoirien  »La Dream Team » qui était représenté par Zezeto.
Aussi au programme du théâtre et humour, les passages des danses traditionnels, expositions des costumes et objets artistiques de la région, des différents concours à savoir le concours de pirogues, culinaire, de mapouka, de la miss awoulaba, de la grande parades des 43 chefs des villages de Jacqueville suivi un grand concert dansant le samedi 13 jusqu’à l’aube du dimanche 14, Journée du déjeuner africain avec des mets tels que le placali ( la purée de manioc) et l’ APF ( Attieke Poisson Fumé) suivi d’un zouglou show. Les organisateurs promettent des moments inoubliables aux festivaliers qui effectueront le déplacement.

Côte d’Ivoire : une place politique de choix portée par des progrès économiques

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Depuis l’arrivée aux affaires du Président Alassane Ouattara en 2011, la Côte d’Ivoire n’a pas que renoué avec la croissance économique, les progrès socio-économiques ou le développement tout court.

Elle a également réussi un repositionnement spectaculaire sur la scène diplomatique internationale, notamment sous-régionale ; devenant la capitale politique de l’Afrique de l’Ouest.
Au cours des récents mois, Abidjan accueillait les Présidents du Mali, du Burkina Faso, du Togo, du Bénin, du Ghana, du Libéria, du Zimbabwe, de la Sierra Leone, etc.

Et, dans  la foulée, le pays a organisé le sommet Union Africaine-Union Européenne et les 8èmes Jeux de la Francophonie, avec tout le gratin de la diplomatie africaine, européenne et de l’espace francophone.

Sans compter les visites de Présidents, Souverains et Chefs de gouvernement d’autres régions du monde, dont la Turquie, le Maroc et  la Belgique. Et, cerise sur le gâteau, elle a réussi à se faire élire comme membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Des évènements  bien significatifs de la marche globale du pays. Ces visites et sommets internationaux ne sont pas le fait d’un amour  inconsidéré pour l’espace territorial ivoirien. Ils traduisent, non seulement la qualité des relations du pays avec ses partenaires, mais aussi la sagesse des positions ivoiriennes dans la conduite des affaires du monde, et plus particulièrement de la sous-région.

Ils attestent aussi, de manière fort éloquente, de la qualité des perspectives des autorités ivoiriennes, et précisément du Président Alassane Ouattara, sur les questions économiques et de développement au sein de la CEDEAO, de l’UEMOA et de l’Union Africaine.

Et, ne nous y trompons pas, ce retour sur la scène diplomatique sous-régionale et  internationale trouve sa première explication dans les progrès obtenus par le gouvernement en matière de développement.

C’est une lapalissade de dire que la communauté internationale n’organise pas de sommets là où il n’y a pas de sécurité, là où il n’y a pas d’infrastructures hôtelières, aéroportuaires, routières ou de télécommunication. Elle ne va pas non plus là où prévalent l’ostracisme politique et le manque  d’ouverture. Quant à la communauté des affaires, elle n’est attirée que par un environnement favorable aux affaires, et plus précisément au développement du secteur privé.

Pour être un pôle diplomatique, il faut d’abord asseoir de solides fondations socio-économiques. Et, c’est bien ce que l’Administration Ouattara réussit depuis des années. La Côte d’Ivoire est passée du statut de paria international, à celui de destination de premier choix. Un pays résolument engagé sur la voie du développement, du modernisme et des nouvelles technologies.

On fait le déplacement d’Abidjan, parce que les autorités ivoiriennes ont une crédibilité établie, parce qu’on y a des interlocuteurs de qualité, parce que le Président Alassane Ouattara a une aura à nulle autre pareille, et un leadership respecté sur le continent.  Et parce que le gouvernement en place obtient des résultats  qui font du pays un ‘’success story’’, un cas d’école et un modèle qui inspire.

Rien qu’en six ans, le gouvernement a réussi un spectaculaire retournement de situation économique passant,  d’une croissance économique négative (-4.2 %) en 2011 à une moyenne de 9 % sur la période 2012-2016.

Une croissance, accompagnée de développement, avec une amélioration des pistes rurales pour l’écoulement des produits agricoles, la construction d’infrastructures routières, aéroportuaires, énergétiques, etc.

Les progrès sont aussi notables en matière d’approvisionnement en eau potable, de construction de centres de santé ruraux, de collèges de proximité, d’amélioration de l’environnement des affaires, etc. Sans oublier l’amélioration des conditions de vie des travailleurs de la Fonction Publique et du secteur privé, avec le déblocage des salaires après vingt-cinq ans de stagnation (1988-2013).

C’est donc cette base socio-économique, de progrès en matière de développement et de stabilité politique retrouvée qui vaut aujourd’hui au pays sa place de choix sur la scène politique internationale.

Bakary  Sanogo, Journaliste, Expert en Communication pour le Développement
Master of Arts, Journalism and Mass Communications
New York University, NY, NY

Ancien fonctionnaire de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD)

 

P.S. : Cet article article a  été publié en juillet 2018.

Entrepreneuriat: Une société de transport s’installe à Yopougon

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Après l’inauguration de son siège à Cocody, la Société automobile de crédit (Sautoc) a inauguré ce samedi 23 juillet 2022, une nouvelle agence dans la commune de Yopougon, au nord d’Abidjan.

Ladite agence est située à Cosmos (le plus grand centre commercial de Yopougon).

Sa création a pour but, selon son directeur général Yacouba Koné, de se rapprocher de sa clientèle.

Le Dg a en outre témoigné sa gratitude aux autorités ivoiriennes pour toutes les marques d’attention et toutes les dispositions prises pour rehausser l’image de l’entreprenariat jeune.
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Présente à la cérémonie, Pamela Atokouna center Manager de Cosmos s’est dite heureuse d’accueillir la structure dans ses locaux.

A noter que la cérémonie d’inauguration a vu la présence des différents partenaires à savoir Ibrahima Kone, directeur général Quipux, Hervé Sanogo, directeur des ventes et représentant le directeur général de Socida , GTBank DG Nonso Nzewi, et bien d’autres.

Sautoc, faut il le souligner, est une entreprise spécialisée dans la vente, la gestion et la location de véhicules à usage commercial. Depuis près de deux ans, elle s’efforce de faciliter l’acquisition de taxis compteurs neufs en Côte d’Ivoire et de permettre aussi aux citoyens d’investir dans le transport en payant un apport initial et de rembourser la différence pendant la période d’exploitation du bien en circulation.

En deux années d’existence, la qualité des offres et services proposés ont permis à cette jeune structure de fideliser plus de 512 clients et de développer une flotte de 309 taxis en activités.

Ce qui lui a permis de glaner des prix notamment, le prix du meilleur jeune entrepreneur ivoirien aux awards en décembre 2021, le prix du mérité et de l’excellence professionnel au bacim 2022, le prix international padel du meilleur promoteur du transport urbain.

Cette cérémonie d’inauguration organisée par Afrolead , une structure événementielle a permis à Sautoc de lancer une grande tombola avec à la clé, un véhicule neuf de marque suzuki Dzire offert par le partenaire Socida.

En plus de ce véhicule de tombola, d’une valeur de 9.000.000 de Fcfa, de nombreux lots annexes seront offerts. La tombola va durer 5 mois.

Côte d’Ivoire : L’Afrique réfléchit sur son appropriation du biobanking

 

En marge du sommet mondial des comités nationaux d’éthique et de bioéthique organisé par l’OMS et l’UNESCO en mars 2018 à Dakar, les comités nationaux d’éthique (CNE) de plusieurs pays se sont réunis et ont créé le Réseau Africain Francophone pour l’éthique de la recherche en santé ( RAFES) .

 

C’est dans ce cadre qu’ils ont répondu à un appel à projet d’EDCTP (filiale de la Commission Européenne en partenariat avec les pays en développement) qui a été financé. Ce projet dénommé SEA-RAFES visait à renforcer les capacités des Comités nationaux d’éthique des pays francophones pour l’évaluation des protocoles de recherche en santé.

Ainsi, du 19 au 21 juillet s’est tenu un atelier international de biobanking à Abidjan en présence de la directrice de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire , Prof Dosso Mireille avec pour objectif d’acquérir les fondamentaux du biobanking et relever le défi de la Bioéthique dans le cadre des bio conservations et des travaux de recherche sur le vivant dans les pays au Sud du Sahara.

 

L’atelier a été organisé par le Département de Bioéthique et de la valorisation de l’IPCI en collaboration du Comité National d’Éthique des Sciences de la vie de Côte d’Ivoire.

Le biobanking est devenu un domaine clé dans la recherche et soulève de nombreux challenges éthiques .

Cette activité a réuni les présidents des comités nationaux d’éthique du consortium regroupant la Côte d’Ivoire ( IPCI) la Guinée ( CNERS) , la RCA ( Institut Pasteur de Bangui) , la RDC ( CNERS) , le Sénégal ( CNERS et Institut Pasteur Dakar) et la France ( cellule éthique de l’Institut Pasteur Paris).

Pour le président du comité national d’éthique de la RCA ,Professeur Narcisse KOMAS , il y a dans nos pays respectifs des problèmes de conservation de ressources biologiques et l’organisation de cet atelier va permettre de mieux encadrer les produits et les ressources biologiques. Il a ajouté que cet atelier va permettre aussi la mise en place des structures beaucoup plus adaptées sur le plan réglementaire et technique des ressources au niveau de la République Centrafricaine.

 

 » C’est très intéressant ce qui se passe en Côte d’Ivoire qui abrite le siège de la Biobanque régionale des pays de la CEDEAO, et nous allons nous faire fort avec les informations apprises acquises ici de pouvoir mieux organiser notre Biobanque et aussi voir avec nos autorités politiques de la mise en place d’une Biobanque régionale des pays de l’Afrique Centrale , » a-t-il souligné.

 

Le Professeur Félicien Munday, président du Comité d’Ethique de RDC et le Dr Nnanh Djenab Sylla du Comité d’Ethique de la Guinée ont également exprimé leur entière satisfaction et leurs félicitations au Professeur Mireille Dosso et au Dr Louis Penali, organisateur de cet atelier.

Le coordinateur du Réseau Africain Francophone pour l’éthique de la Recherche en santé , Dr Manel Fall a indiqué que cet atelier rentre dans le cadre des objectifs du réseau .

En effet, le réseau a pour but de favoriser une intégration de la recherche , de soumission des protocoles de recherche notamment en période épidémique dans nos sous régions.

 

 » La formation des comités nationaux d’éthique de biobanking est un élément important car ils examinent les protocoles . Au vu des enjeux des ressources biologiques Internationales , il faudrait que les pays africains se dotent de structure assez solides pour pouvoir garantir la sécurité de leurs échantillons biologiques  » a soutenu Dr Manel Fall.Il a également tenu à féliciter la Côte d’Ivoire qui a fait un travail extraordinaire avec un énorme investissement.

Il a expliqué qu’à partir de la Biobanque régionale qui se trouve en Côte d’Ivoire, les autres pays africains doivent mettre en place des biobanques miroirs, c’est-à-dire, la Côte d’Ivoire va centraliser au niveau régional et les autres pays doivent s’approcher de la Côte d’Ivoire pour créer et renforcer ce réseau.

 

C’est autour des thématiques sur la généralité sur les biobanques , la gouvernance des biobanques notamment les aspects juridiques, éthiques et réglémentaires , les processus opérationnels , la protection des donneurs de ressources biologiques et les aspects réglementaires que les chercheurs formateurs de la biobanqie de l’Institut Pasteur de la Côte d’Ivoire ont animé cet atelier durant ces trois jours.

 

« Cette rencontre internationale permettra sûrement d’établir des relations importantes déjà amorcés pendant ces 3 jours entre la Biobanque de l’IPCI et les comités nationaux d »éthique d’Afrique de l’ouest et centrale membres du Réseau Africain Francophone pour l’éthique de la Recherche en santé (RAFES). L’importance de l’éthique dans la pratique du biobanking a en effet été maintes fois soulignée au cours de cet atelier.

 

Je reste persuadée que ce partenariat sera riche et durable et contribuera à l’amélioration de la santé de nos populations à travers une recherche soucieuse de l’éthique. J’ai été honorée d’accueillir les présidents et collègues de ces comités africains ainsi que de l’Institut Pasteur de Paris. Je tiens à rendre un hommage particulier à EDCTP de la Commission européenne qui a financé le projet SEA-RAFES sans lequel cet atelier n’aurait pas eu lieu », a précisé la directrice de l’Institut Pasteur de Côte d’Ivoire , Professeur Dosso Mireille.

Côte d’Ivoire : Pulchérie Gbalet se félicite du bilan de la journée ‘’Ville morte’’

Au cours d’une conférence de presse organisée dans la matinée du 21 juillet 2022 à son siège, Pulchérie Gbalet, la présidente d’Alternative Citoyenne ivoirienne (ACI) a jugé satisfaisant le bilan de son mot d’ordre de Journée ‘’Ville morte’’, lancé le 21 juin 2022. Par ailleurs, elle envisage un autre mot d’ordre après analyse du discours du Président de la République Alassane Ouattara, prévu le 6 août prochain.

Annoncé pour se tenir le 19 juillet 2022, le mot d’ordre‘’Journée ville morte’’, lancé par Pulchérie Gbalet et maintes fois relayé par la presse locale proche de l’opposition et sur les réseaux sociaux, a été jugé satisfaisant par la présidente de l’ACI qui laisse clairement entendre que « le bilan est positif à plus d’un titre : il y a eu Zéro violence. La circulation fluide et l’absence d’embouteillages témoignent du succès du mot d’ordre ; Des communes comme Mbahiakro, Bonoua, Dabou, Agnibilékro, Bingerville et certains secteurs de Yopougon et Abobo avaient leurs activités ralenties et les marchés fermés ».  

Poursuivant, elle a indiqué : « nous avons donc atteint nos objectifs, d’autant plus que nous n’avons associé aucune autre organisation à la mobilisation et, par ailleurs, le BTS est en cours ».

La présidente de l’ACI tente de répondre à une partie des Citoyens qui estiment que le mot d’ordre est passé sous silence et a été ignoré par les Ivoiriens, plutôt préoccupés à vaquer à leurs occupations et à assurer le fonctionnement de l’Etat.

Toutefois, Pulchérie Gbalet, dans son élan de justifier les raisons de son mot d’ordre, affirme : « le peuple ivoirien subit plusieurs formes d’injustices allant des déguerpissements abusifs aux arrestations arbitraires en passant par le non respect des procédures en la matière. Le peuple ivoirien subit également une cherté de la vie non maîtrisée puisque, non seulement l’Etat n’arrive pas à faire appliquer les mesures prises par lui-même, mais il ne fait pas suffisamment d’efforts pour trouver des solutions innovantes ».

Dans une posture de combattante acharnée pour la promotion des droits humains, Pulchérie Gbalet laisse entendre que « le combat des droits humains, du point de vue universel, n’est pas encore un acquis sous nos tropiques ».

« Nous avons besoin de courage et d’abnégation pour atteindre notre objectif, car nous sommes sous une grande oppression. Tant que nos revendications ne sont pas encore satisfaites, nous ne nous tairons pas et nous continuerons de manifester. On parlera, on manifestera pacifiquement jusqu’à ce que nous soyons entendus, car la vie humaine est sacrée, il faut la respecter. », s’engage-t-elle.

A ce titre donc, la présidente de l’ACI indique qu’elle donnera un nouveau mot d’ordre, le 8 août prochain, après avoir analysé le discours traditionnel du chef de l’Etat, le 6 août ; lequel devra pleinement prendre en compte « la libération de tous les prisonniers politiques et militaires ; le retour effectif de tous les exilés qui le désirent, dont le Président Soro Guillaume et le ministre Charles Blé Goudé ; l’ouverture de toutes les frontières, car les populations qui vivaient des activités liées au fonctionnement des frontières sont à bout de souffle ; la prise en compte de nos propositions contre la vie chère ».

En attendant le discours du Président de la République Alassane Ouattara, prévu le 6 août prochain, les populations ivoiriennes continuent de dénoncer la cherté de la vie, en dépit des mesures prises par le gouvernement de Patrick Achi depuis peu, pour juguler la situation à relent international.

Stéphanie YAO