lundi 18 octobre , 2021
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EDITORIAL : Difficile décollage

Le troisième mandat ou le premier mandat de la troisième République- c’est selon -a du mal à prendre son envol. Du moins, c’est le constat qu’il est donné de faire, 10 mois après la présidentielle mouvementée du 31 octobre 2020.

Près d’une année donc, les activités gouvernementales semblent avoir du mal à décoller, au moment où les Ivoiriens s’attendaient à voir les chantiers s’accélérer ou de nouvelles infrastructures pousser.

Que nenni ! l’engagement, la volonté et le travail semblent avoir quitté ceux qui ont en charge d’améliorer les conditions de vie des populations. D’ailleurs, selon un hebdomadaire panafricain qui avait fait la révélation, le chef de l’Etat, face à ce laxisme, s’est vu obligé de tirer les oreilles de ses collaborateurs en plein Conseil des ministres, avant de les engager à se remettre au travail.

Cette réaction vigoureuse du chef, jusque-là, n’a pas encore eu les résultats escomptés, même si, de façon sporadique, certains essaient d’occuper le terrain.

Peut-être que les scandales qui ont éclaté et qui éclaboussent le gouvernement en sont pour quelque chose dans cet immobilisme au niveau de l’Exécutif ivoirien.

L’accusation de viol dont fait l’objet un ministre e la République et l’affaire des Pandoras papers qui implique le chef du gouvernement dans des placements de sous dans des paradis fiscaux viennent en rajouter à la difficulté qu’a le parti au pouvoir à démarrer son autre quinquennat.

Le pire dans tout cela, c’est que les Ivoiriens, notamment le bas peuple et ceux de la classe moyenne croulent sous le poids de la cherté de la vie qui réduit sensiblement leur pouvoir d’achat, et par ricochet, leurs capacités à honorer leurs charges quotidiennes.

Alors, la question qui se pose avec acuité est la suivante : Le président Alassane Ouattara a-t-il le gouvernement qu’il lui faut pour développer la Côte d’Ivoire qu’il veut solidaire et émergente ?

Tout porte à croire que non. Mais si oui, alors faudra-t-il qu’il utilise des dégrippants efficaces pour permettre à sa machine de bien tourner, pour le bonheur des Ivoiriens.

Le difficile décollage constaté depuis quelques mois doit être absolument réglé, pour éviter une explosion sociale qui pourrait être lourde de conséquences.

Il reste encore quasiment quatre bonnes années au pouvoir en place, pour redresser les torts, améliorer les conditions de vie des populations, poursuivre les investissements, maintenir un climat politique apaisé et faire d’autres pas importants dans le processus de réconciliation nationale.

Les Ivoiriens espèrent…

Roland LE PERTINENT

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